Tag Archive: Atiq Rahimi


او، قلب بزرگ مثل غمش دارد.

به کی بگویی؟ به یاسین؟ او که ختی صدای سنگ را نمی شنود، چی رسد به صدای لرزان و ناتوان تو! دنیا یاسین، دنیای دیگری شده است، دنیای بی صدا. کر نبود، کر شد. او خود نمی فهمد. او در تعجب است که چرا دیگر از هیچ چیز صدا بر نمی خیزد. آخر تا چند روز پیش این چنین نبود. تصورش را کن! مثل یاسین کودکی هستی که تا چند روز پیش حرف می شنیدی و نمی دانستی کر بودن یعنی چی. و یک روز، دیگر صدایی نمی شنوی. نمی پنداری که این تو هستی که منی شنوی، گمان می کنی که دیگران  بی صدا شده اند. صدا از انسان رفته، صدا از سنگ رفته. صدا از دنیا رفته. پس چرا انسان ها بیخود و بیهوده دهن می جنبانند؟

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Les mille maisons du rêve et de la terreur, Roman traduit du persan (Afghanistan) par Sabrina Nouri

Each one of the authors from Afghanistan I have read, or from any other place touched by war, misery and pain, tells the story of a tragedy. The tragedy of a family, of a nation that falls and smashes on the ground of reality dragged and pushed by the burden of their everyday pain and takes the reader down with itself. But Atiq Rahimi’s accounts of that kind of tragedy are different; different because they are told through the words of the characters themselves, through their own thoughts and reflections on the surrounding world. So it is the case with the novel in question. We see the Afghan world through the character’s inner thoughts, through his worries and fears. Rahimi explores the human soul and its distortions caused by the outside tragedy or the inside helplessness. Moreover, what is impressing in his novels is not what he says but the way he says it – his language is delicate and his word play – exquisite.     

Mon regard est prisonnier des motifs du tapis.

Mon regard toublé fuit les motifs du tapis et tombe sur les fleurs du matelas où elle est assise. Il n’a pas le courage de remonter vers son seine.

Mon regard, plein de trouble et d’anxiété, remonte le long de la main posée sur la fleur.

Comme la bougie sur l’appui de la fenêtre, mon corps fond et coule sur le matelas.

La femme s’agenouille et verse du thé. Toujours cette fermeté dans ses gestes. Dans sa voix et son regard aussi.

Le silence reprend sa place. On dirait qu’elle attend que je pose les questions que je tais, et je ne le fais pas. Elle se lève et sur le plateua elle dépose mes questions avec ma peur et mon émotion. Elle les emporte avec le pain et les tasses dans l’obscurité du couloir.

Dieu sait pourquoi grand-père avait dit à mon père : Il faut craindre deux choses chez la femme : ses cheveux et ses larmes. La chevelure d’une femme est une chaine et ses larmes un torrent furieux. C’est pourqoui il est dit qu’il faut absolument couvrir le visage et les cheveux d’une femme !

La nuit continue de se consumer dans la mèche de la bougie.

Enayat n’était pas poète, mais sa vie était un poème.

A la fenêtre, le jour attend patiemment qu’on écarte les rideaux pour se glisser dans la chambre.